En 1996 eut lieu en GB la première privatisation d’un service publique ferroviaire national ; une privatisation totale de tous les segments : exploitation, entretien, construction… comme les aiment les libéraux.

Vingt ans plus tard, environ 60% des britanniques demandent une renationalisation. Que s’est-il passé ?

Tous simplement, et comme les critiques émises à ce moment là le craignaient, le profit des actionnaires de Railtrack, société privée cotée en bourse, passa avant tout le reste.

Pour y parvenir, forte hausse des prix des billets (Depuis 2010 par exemple, le prix du billet a augmenté de 30% nettement plus élevé qu’en France), Baisse des investissements dans une logique de profit à court terme, suppression massive de postes (environ 70%) , alors que le nombre d’accidents augmentaient, parallèlement à la courbe des profits.

Les promesses d’investissement et d’amélioration de la qualité n’ont pas été honorées.

De plus la fragmentation du réseau en une trentaine de Compagnies oblige les usagers à prendre plusieurs abonnements.

Le sous investissement dans le matériel comme dans la sécurité fut à l’origine de très nombreux accidents, celui de Southall en 1997, de Paddington en 1999 entre autres, environ 90 accidents en 2000…

Dans la plupart des cas la société privée, gestionnaire des infrastructures, Railtrack, est mise en cause alors que les profits reversés sont importants.

Au bilan la qualité du service ferroviaire s’est fortement dégradée, de nombreux trains sont supprimés, les retards sont fréquents.

L’accident de Hatfield en 2000 eut d’importantes conséquences. Il fit apparaitre à nouveau un sous investissement dans les infrastructures ferroviaires sur l’ensemble du réseau. Le montant nécessaire à sa remise en état fut évalué à 3,2 milliards de Livres, ce qui poussa railtrack à demander des subventions à…l’Etat, dont une partie fut détournée vers les actionnaires.

La licence de Railtrack lui fut retirée en 2002 au profit d’une société privée à but non lucratif, Network rail qui récupère la maintenance du réseau. Certains y voient une renationalisation qui ne dit pas son nom mais qu’une majorité significative de britanniques réclame. Tout ça pour ça !

La privatisation n’a pas fonctionné.

Faudra t-il qu’en France nous en passion par là ? Instruits des mésaventures et mensonges, nous appelons à lutter autant que possible pour le maintien et le développement du service publique de la SNCF, soucieux de l’intérêt général, du développement de notre département et de l’aménagement du territoire.