Le débat organisé par les communistes de Haute-Saône a permis aux intervenants de faire la démonstration que la réalité sur les retraites était bien différente de la présentation officielle faite par le gouvernement et tous les libéraux.

Après l'ouverture par Frédéric Bernabé, secrétaire fédéral, 3 intervenants ont éclairé l'auditoire :
- Raphaël Thaller, économiste, nous a bien expliqué que la retraite fait partie du salaire (...voir la suite), qu'il n'est pas admissible de parler de "charges sociales" pour la partie du salaire qui n'est pas perçue par le salarié mais qui permet de rémunérer celles et ceux qui ne sont pas actifs (retraités mais aussi malades, ...). Il a rappelé également que la retraite n'est pas un salaire différé.
- Michèle Farey du SNES-FSU nous a expliqué (voir la vidéo) que retarder l'âge de départ à la retraite et augmenter le nombre d'annuités n'aboutit qu'à une baisse des retraites alors qu'une augmentation de 0,37 % des cotisations (0,25 part patronale et 0,12 part salariale chaque année) permettrait de sauver le système par répartition et un taux de remplacement de 75 % du salaire, ce qui n'est plus vrai à cause des réformes Balladur et Fillon. (voir la suite de son intervention).
- Jean-Pierre Poinsot de la CGT a appelé à la solidarité car il n'y a pas de temps à perdre pour convaincre ceux qui sont pas ou peu informés et contrer cette mauvaise réforme. (voir son intervention).

Les interventions de la salle (voir ci-dessous) ont conforté l'idée que la question des retraites est un choix de société, que son financement passe par l'analyse de la richesse (PIB) et sa répartition.

Catherine, salariée
Hervé, syndicaliste enseignant
Jean-Jacques, cadre CAF
Fabienne, salariée La Poste
Pierre, militant POI
Irénée, syndicaliste enseignant retraité
Dominique, syndicaliste, salarié PSA
Christine, militante POI
Max, syndicaliste enseignant
François
Richard, retraité
André
Malik, syndicaliste, salarié PSA
Marcel, syndicaliste enseignant retraité